Yasmine Blum vit dans les Cévennes. En tant qu’artiste, elle a tenté d’épuiser le thème du monstre, a célébré la beauté du vivant dans des dessins de biologie cellulaire, assemblé des formes naturelles, brodé des aberrations médicales. Yasmine Blum a donc une certaine affinité avec les sciences, mais aussi avec la métaphysique, l’alchimie, le vaudou, les rêves, les métalangages, les obsessions, la psychologie institutionnelle, la transe, l’artisanat domestique. Le point commun entre tous ces médiums est l’intérêt porté aux modes d’organisation du réel, et donc aux modes de croyances.
Dans une série récente, nourrie par les savoirs anciens et la psychomagie créative, l’artiste a traduit en aquarelles des paysages oniriques où la beauté côtoie la décomposition. Ses œuvres abordent de front les chemins de vie, de l’expérience de l’IVG à la dissociation, en cherchant toujours une voie de reconnexion. La nature est son point d’ancrage absolu. Inspiré par les plantes médicinales, les champignons et la face cachée du mycélium, son travail célèbre la transformation, le soin de soi et le renouveau organique.
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